COMMENTAIRES SUR LES POLITIQUES

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IL EST GRANDS TEMPS DE DEVENIR MEMBRE DE PAS !

voici une annonce spéciale de la Pencil Art Society – L’art du dessin :
traduit par Doug Walker, directeur général

Alors que le printemps s’installe, il est grand temps de devenir membre de la Pencil Art Society – L’art du dessin !

L’année de cotisation commence en juin et arrive à échéance le 31 mai. Cette fois, en appréciation de nos membres, nous organisons trois tirages au sort pour le mois de mai. Trois membres gagnants chanceux recevront un chèque-cadeau de 25 $ CAN d’Amazon, qui sont équivalents au prix de l’adhésion à PAS pour un an. Cet argent servira peut-être à acheter des fournitures artistiques pour créer un des dessins gagnants pour notre exposition-concours internationale imminente…

Êtes-vous prêt pour l’exposition-concours internationale ouverte de cette année?

Bien qu’il soit obligatoire d’être membre de PAS pour que la candidature de l’artiste soit prise en compte pour le niveau de membre-signataire de PAS, l’exposition-concours internationale de 2016 est ouverte à la participation de tous les artistes, et aux membres et non membres de PAS. Le moment semble donc bien choisi de devenir membre!

En plus de pouvoir participer aux expositions internationales virtuelles pour membres seulement, les membres de PAS en retirent plusieurs avantages. Par exemple, chaque membre détient une page de la galerie sur le site de PAS, un abonnement gratuit à la revue semestrielle d’art « Sans pinceaux » et la possibilité de poser sa candidature pour le statut de maître-artiste du crayon. Joignez-vous à nous et faites partie de l’excitation qui entoure PAS!

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : MICHAEL SILVERSTONE

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

Il se trouve que j’aime l’hiver. Oui, c’est froid et malcommode et l’on a souvent l’impression que cela n’en finira plus, mais rien n’égale sa luminosité et sa tranquillité. J’adore être dehors pour me gorger du silence blanc de l’hiver. En voyant ce dessin de graphite, j’ai comme été transportée dans l’une de ces journées. Je plonge dedans et je peux entendre le silence.

Stillness, « Quiétude »

Stillness, « Quiétude »

Comme la nature elle-même, ce dessin peut sembler au premier coup d’œil le résultat du hasard, mais on réalise rapidement qu’il existe un certain ordre. Nos yeux font du va-et-vient du premier plan à l’arrière-plan tout et circulent tout autour de l’œuvre. Les zones de lumières et d’ombres sont balancées avec doigté, se renforçant l’une et l’autre et guidant notre œil. Les valeurs sont un réel défi parce que cette sorte de lumière uniforme, la lumière d’une journée nuageuse, aplanit l’espace. Les ombres ont tendance à disparaître. Alors, l’artiste a tiré la meilleure part de la plus grande partie de ces contrastes entre les blancs et les troncs sombres et les branches, agençant les deux contre le riche gris texturé des arbres de l’arrière-plan.

Cette œuvre est étonnamment variée considérant le peu dont Silverstone dispose ici. Seulement un grand nombre d’arbres et la neige — mais il réussit toutefois à en tirer le maximum. Fondamentalement, le dessin consiste en de longues verticales allégées par quelques abruptes diagonales et même quelques courbes inattendues — une branche qui se recourbe soudainement vers l’arrière, une branchette sinuant vers une autre branchette. Chaque petite boule de neige, chaque branche sont différentes. Vous pouvez laisser vos yeux voyager et se prélasser partout dans cette œuvre et vous ne vous en lasserez jamais.

Les zones de blanc pur qu’on trouve en bas sont un autre important élément du dessin. Les zones plus larges allègent la masse de fines lignes et de formes qui s’entrecroisent. Elles ancrent l’œuvre, la soutiennent en offrant un endroit où l’œil peut s’y reposer. La zone triangulaire de valeurs pâles au haut du dessin les reflète d’une certaine façon. Placée juste à droite du centre, cette zone n’est pas aussi brillante que les formes du bas, mais elle balance bien les autres et fournit une sorte de ballast visuel.

Chaque saison, incluant l’hiver, a son petit je ne sais quoi que j’ai hâte de retrouver chaque année. C’est le dessin de ce qui me manque le plus. Merci Michael Silverstone !

DEUXIÈME EXPOSITION-CONCOURS INTERNATIONALE : PAS 2016

voici une annonce spéciale de la Pencil Art Society – L’art du dessin :
traduit par Doug Walker, directeur général

Une fois de plus, l’heure est venue : la Pencil Art Society, l’art du dessin, accepte actuellement les candidatures des artistes pour leur deuxième exposition-concours internationale!

Nous en sommes très heureux! Mettre en valeur le travail au crayon d’artistes de partout dans le monde était un rêve de tous les instants. Et maintenant, ce rêve est en train de devenir réalité. En outre, des prix en argent totalisant plus de
4 000 $ en dollars canadiens seront remis aux gagnants.
Nous attendons avec impatience toutes vos œuvres merveilleuses!

TOUS LES ARTISTES QUI TRAVAILLENT AU CRAYON SONT LES BIENVENUS

L’exposition-concours internationale est ouverte à tous les membres de PAS et également aux non-membres. Tout concurrent a le droit d’envoyer aux maximum 2 œuvres en gardant toujours à l’esprit que toutes deux pourraient être acceptées. Les frais de candidature seront considérablement réduits pour les membres de PAS. Les artistes-membres dont des œuvres ont été acceptées dans l’exposition-concours accumuleront deux points en vue de l’obtention du membre-signataire. L’obtention de dix points leur donne le droit d’ajouter les lettres P.A.S. après leur nom!

PAS 2016 aura lieu au centre des arts Sainte Brigid, au cœur d’Ottawa, la belle capitale du Canada.

Cette année, nous avons l’honneur d’accueillir M Denis Jacques à titre de notre juge invité. M Denis Jacques est membre d’honneur de l’Institut des arts figuratifs du Québec, maître pastelliste de la Société de pastel de l’est du Canada et maître académicien au sein de l’Académie internationale des beaux-arts du Québec. Il a reçu de nombreux prix prestigieux, dont le Premier Prix de l’IAF en 2002, le « Prix de la cité 2004 » à Québec et Grand prix Socrate de l’AIBAQ.

PRÉSENTEZ VOTRE ART AU MONDE ENTIER !

PAS 2016 est notre occasion de rassembler le meilleur art au crayon d’aujourd’hui. Cela promet d’être une exposition vraiment magnifique en matière de qualité et de créativité, d’esprit visionnaire et de diversité stylistique. Nous espérons que vous vous joindrez à nous, pour que vous puissiez vous étonner de constater l’impact que peuvent avoir ces belles œuvres d’art puissantes et profondes exécutées au crayon. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le prospectus. À vos crayons, prêts, partez!

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : CARYN COVILLE

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

La société moderne où l’on vit peut être très stressante. Partout où nous allons, nous sommes assaillis par une multitude de messages sonores et visuels. Mais l’art figuratif classique peut s’avérer un superbe antidote pour cela. Il est en effet rafraîchissant de poser nos yeux sur quelque chose de calme et d’ordonné — et si l’on y retrouve mélangé un peu d’humour et d’énergie, c’est encore mieux!

Bird's Eye View,  « Vue à vol d’oiseau »

Bird’s Eye View, « Vue à vol d’oiseau »

La nature morte créée avec les crayons de couleur de Caryn Coville est un bon exemple. Cette petite œuvre est aussi tendre que les sujets qu’on y retrouve. Il existe plus de contrastes auxquels on pourrait s’attendre après un premier coup d’œil et ce sont ces contrastes qui donnent à l’œuvre toute son énergie. Par exemple, Coville choisit un modèle particulièrement bien établi, le triangle. Ce triangle engendre automatiquement une stabilité qui est également renforcée par les fortes lignes verticales de l’arrière-plan. Mais il y a aussi cet oiseau perché d’une façon légèrement précaire au sommet. Nous avons l’impression qu’il pourrait bouger à tout moment. Ceci crée une légère incertitude qui ajoute de la vie à l’entière scène. Elle est reposante, mais pas ennuyeuse.

Nous voyons encore plus de contrastes dans les formes que Coville utilise. Les principales sont très géométriques et basiques : le triangle (le désign), le carré (les blocs), et le cercle (les billes). Celles-ci ancrent encore plus l’œuvre et lui donnent sa force. Par la suite, l’artiste nous donne de merveilleuses formes irrégulières par exemple l’oiseau et le chat souriant (où la queue reflète le chiffre 2 sur le bloc); les tourbillons de la bille évoquent également le plumage de l’oiseau et ainsi de suite. La géométrie est prévisible, les irrégularités ne le sont pas et donc encore une fois, nous retrouvons un calme contraste qui anime l’œuvre.

La palette aux couleurs gaies et harmonieuses complète cet effet. Des bleus apaisants composent l’arrière-plan et de doux tons de jaunes et verts prédominent la majeure partie du reste de l’œuvre, mais l’artiste ajoute également quelques accents de rouge brillant. Elle fait attention de ne pas trop en rajouter de façon à ce que le tout s’harmonise bien et que nulle couleur ne détonne ou domine les autres.

Finalement, « Vue à vol d’oiseau » possède un dernier élément, du moins pour moi – il me fait sourire. L’oiseau et les jouets rappellent mon enfance et j’adore le chat souriant. L’art classique et traditionnel est censé être très digne et sérieux, mais cette œuvre prouve qu’il est possible d’y retrouver également un sens de l’humour. À la vôtre!

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : JÉRÔME GUENETTE

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

Crâne

Crâne

Ceci pourra vous sembler peut-être étrange, mais j’ai toujours aimé les crânes! Je ne les trouve ni déplaisants ni terrifiants. Au contraire, j’admire leur conception. Pour moi, ce sont de brillantes sculptures où chaque forme coule parfaitement dans la suivante, créant ainsi de merveilleux motifs d’ombres et de lumière. C’est avec ce dessin au fusain de Jérôme Guénette que je l’apprécie à plein.

Ce crâne nous surprend avec sa présence, comme s’il s’était matérialisé de nulle part. Il possède une puissante qualité tridimensionnelle, comme si Guénette l’avait taillé à partir de l’ombre environnante. Sa judicieuse utilisation de la lumière est en grande partie responsable. Nous avons ici une forte lumière et des ombres profondes. La plus grande partie du crâne disparaît dans l’obscurité. Il y a peu de demi-teintes ce qui est symboliquement très approprié : la mort invoque en effet très peu de « demi-mesures ».

En se concentrant sur de larges formes abstraites, Guénette lui donne une qualité sculpturale toute spéciale. Il a épuré les choses de façon à ne nous donner qu’une information de base minime, mais malgré cela on a tout ce qu’il nous faut. En gardant les formes si simples et si audacieuses, Guénette rend le crâne tangible malgré son manque de détail. Nous savons combien solide et lourd il est, nous pouvons sentir son poids.

Mais il y a aussi une qualité spectrale, comme s’il était « inachevé ». Guénette ne nous montre pas tout. Il nous procure certains détails qui suggèrent le reste de la forme (j’aime particulièrement le reflet de lumière sur la pommette), mais ce n’est pas tout. Nous devons le terminer dans nos esprits. Étrangement, ces deux qualités opposées – présence et absence – coexistent aisément, prêtant à l’œuvre une tension excitante. Je me trouve à regarder attentivement dans les ombres à la recherche de bordures que l’artiste aurait dissimulées. Cette partie complète l’ensemble de façon très convaincante.

Mais ce qui a vraiment capturé mon regard dans cette petite œuvre est la confiance dans son exécution. J’adore la dextérité que Guénette montre avec sa technique. Il expédie son dessin avec tant de sophistication! Regardez les différents traits : de larges bandes, de vifs tirets, quelques lignes délicates. Il n’y a pas de chichi seulement quelques traits audacieux qui tirent pleinement parti des riches effets texturés du fusain sur papier. L’ensemble procure énormément de drame et d’énergie, ce qui crée en soi un merveilleux paradoxe visuel. Techniquement, le crâne représente la mort et pourtant, il sait le rendre si vivant! Il y a tellement de personnalité. La vie et la mort sont liées ensemble dans ce petit dessin – c’est pourquoi j’aime tellement la technique du crayon.

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : CLIVE MEREDITH

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

La première chose que la plupart des gens remarquent en voyant les dessins au graphite de Clive Meredith est probablement leur beauté. Meredith possède à la fois un amour pour le détail et une magnifique technique — quelle combinaison! Nous pouvons palper les textures qu’il crée : la douce fourrure, des plumes soyeuses ou dans le cas présent, la peau ridée d’éléphant. Son style dépouillé révèle également une maîtrise des formes et motifs conférant à son œuvre une puissante note abstraite.

To the River, « Vers la rivière »

To the River, « Vers la rivière »

Ici comme dans la plupart de ses dessins, les animaux sont cadrés sur un côté, laissant beaucoup d’espace négatif. J’adore cela à cause de la tension que cela communique. Cet espace semble rempli de questions. Avec les dessins fauniques, on a quelquefois l’impression que seul l’animal a de l’importance pour l’artiste. Il y a bien un arrière-plan, mais celui-ci n’apporte rien de plus à l’œuvre. Pas dans ce cas-ci. Le fond blanc est plus qu’un fond : il joue un rôle important dans l’œuvre de Meredith. C’est comme si cet espace symbolisait l’inconnu — le futur des éléphants peut-être. L’artiste ne nous donne pas de réponse. C’est plutôt à nous d’ajouter ce qui manque.

Plus que dans la plupart des dessins de Meredith, le recadrage de cette image en particulier est extrême : notre regard se fixe tout de suite sur ces têtes d’éléphants manquant une bonne partie de leur trompe. Cette sorte de recadrage a pour effet immédiat de faire ressurgir des formes abstraites. Les éléphants ne sont plus seulement des animaux, mais des motifs d’ombres et de lumière. Ils forment une masse solide de gris modulé, se tenant diamétralement opposé à la blancheur austère devant eux. Je trouve le tout très sombre, à l’exception de la petite touche de blanc dans les défenses, en particulier pour l’éléphant de gauche. Il s’agit d’une touche très importante. Elle ajoute du contraste, allège l’atmosphère et harmonise les sujets avec l’arrière-plan. Les défenses de l’éléphant de gauche empêchent également les gris de paraître trop uniformes. Couvrez-les avec votre main et vous verrez la différence que ça apporte.

La simplicité de ces grosses formes solides est contrebalancée par leur peau striée et ondulée ainsi que par les branches mortes. Ces détails sont de toute beauté, mais c’est bien plus que cela. Bien sûr, les éléphants ont toujours eu une peau ridée; mais les rides suggèrent également un certain âge, quelque chose d’ancien et de sage. Et puis il y a aussi les branches, tellement sèches et délicates. En mettant ces deux images ensemble, Meredith exprime le concept du « gentil géant » — plaçant côte à côte le massif et fragile.

Nous savons que les éléphants, en dépit de leur taille et de leur force sont des animaux en voie de disparition : énormes et puissants, ils sont aussi vulnérables. Dans ce dessin, Meredith, souligne à la fois leur situation critique et leur majesté. Un dessin magnifique qui vous fait également réfléchir; je crois que l’artiste a bien fait son travail!

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : DANIEL BRIENT

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

Hélène Béland

Hélène Béland

J’adore l’entière expérience
« rencontre » du portrait. Vous pouvez déambuler dans une galerie et soudainement, vous apercevez un visage sur le mur qui vous regarde; ce n’est pas seulement une image, mais une personne. Vous vous arrêtez, intrigué(e). Une introduction silencieuse s’en suit, qui se développe souvent en une intense conversation muette. Lorsque finalement vous vous éloignez, vous le faites à regret, souhaitant avoir pu demeurer un peu plus longtemps et vous promettant de revenir. Vous ne faites pas que regarder, vous établissez un rapport avec le portrait.

C’est le sentiment que j’ai eu lorsque j’ai vu pour la première fois « Hélène Béland » par Daniel Brient. Elle semblait si vivante, si vibrante. Je lui ai retourné son sourire et je me suis arrêtée pour mieux la connaître.

C’est ce que j’appelle un « simple » portrait et par ceci, je veux dire qu’il est très honnête. Il n’y a pas d’arrière-scène compliquée, pas d’accessoires. L’artiste a inclus les mains élégantes du sujet, mais elles reposent paisiblement l’une sur l’autre devant elle. (Cela me rappelle un peu La Joconde — si cela a marché pour Leonardo, nous aussi pouvons le faire !) Ses vêtements sont plutôt raffinés, plus particulièrement son grand chapeau et sa rosette, mais ceux-ci ont été atténués et simplifiés. Ils se fondent dans le décor de façon à ne pas voler la vedette au visage.

Une grande partie de l’intimité de ce portrait est due au traitement de la lumière. Brient exploite une position trois quarts avec la lumière arrivant de la droite. Nous voyons que son œil plus éloigné baigne dans l’ombre alors que le plus rapproché est net et velouté. Ceci nous donne l’impression que son regard est tourné vers nous et par ce fait, l’artiste apporte une énergie très importante à l’œuvre. Tous ceux qui ont fait un portrait savent combien il est difficile de conférer au sujet une attitude naturelle. Les éléments peuvent facilement devenir guindés et artificiels, particulièrement le sourire. Mais l’expression d’Hélène nous paraît sincère, comme si elle allait nous adresser la parole d’un moment à l’autre.

Pour ma part, « chaleureux » est le mot clé pour décrire cette œuvre et je trouve que la palette de bruns lui va parfaitement. Les allusions subtiles de rose apportent un souffle de fraîcheur aux tons de chair et le reste des couleurs ne me manquent pas du tout. Brient manie les textures avec doigté; il donne une suggestion plutôt qu’une description complète. Sa technique se raffine seulement pour les mains et le visage, et une fois de plus, le souci du détail n’est jamais sa préoccupation première. Les quelques détails que nous avons ont été soigneusement choisis pour rehausser l’effet global. Par exemple, Brient a rendu quelques mèches de cheveux légèrement ébouriffées, suggérant que le sujet vient juste de bouger ou secouer sa tête. Son visage est aussi plein de mouvements, est-ce peut-être qu’elle est même sur le point de s’exclamer de rire ? Des portraits comme celui-ci sont tellement gratifiants. J’espère que vous avez aimé rencontrer Hélène Béland autant que moi !

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : ADOLFO FERNÁNDEZ RODRIGUEZ

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

Qui n’aime pas les merveilleux effets engendrés en combinant eau et lumière? Adolfo Fernández Rodríguez les adore certainement, comme on peut voir ici dans sa très belle pièce « Waiting in Princess Street ». Il s’agit d’un magnifique tour de force où lumière et eau dansent ensemble dans un flamboiement de couleurs, animant une rue de nuit sous la pluie.

Waiting in Princess Street ( En attendant sur Princess street )

Waiting in Princess Street ( En attendant sur Princess street )

Les couleurs sont tellement riches et intenses qu’on est surpris de découvrir qu’il s’agit en fait d’une œuvre avec une palette de couleurs très limitée. « Limitée » en ce sens que pour décrire une telle image, on voit que l’artiste utilise presque exclusivement les tons chauds suivants : rouges sombres, brillants oranges et jaunes éclatants. On retrouve au milieu de tout ceci, des éclaboussures de vert frais pour créer un contraste surprenant. Elles dansent ça et là à travers toute la scène comme des poissons dardant à travers un étang embrasé. Malgré leur vividité, ces éclats de vert ne jurent pas. Au contraire, ils mettent en valeur les couleurs chaudes et, ce faisant rehaussent toute la pièce.

Contrastant avec cette gamme de couleurs limitée, les valeurs varient d’un extrême à l’autre soit d’une ombre profonde à une brillante lumière. J’ai toujours aimé les paradoxes visuels engendrés par des scènes de nuit pleines de lumières. Les choses sont inversées : au lieu d’avoir la lumière surplombant l’obscurité, nous avons l’opposé, un calme ciel sombre au-dessus d’un éblouissant sol affairé. C’est magnifique, tel quel. Mais, les lumières les plus brillantes jouent également un rôle important dans sa conception. Elles font circuler nos yeux tout autour de l’œuvre. Je crois que le point focal est l’amas de lumières et de réflexions à gauche. On peut en effet constater qu’à cet endroit les couleurs s’assemblent brillamment : crème pâle, vert pâle, jaune doré. Puis on passe très vite à la prochaine tache de lumière, et la suivante, retournant toujours au principal centre d’intérêt.

Un autre aspect qui rend cette œuvre mémorable est son habileté à nous montrer de deux plans spatiaux simultanément. Par là, je veux dire que simultanément nous faisons l’expérience d’un gros plan et d’un plan très éloigné. C’est parce que l’on regarde la rue à travers une fenêtre dégoulinante de pluie. Nous connaissons tous comment l’eau déforme les objets. Fernández Rodríguez profite de cet effet en faisant les gouttes de pluie semblables à des coups de pinceau, en étalant la lumière et les couleurs autour de la surface.

Le résultat est qu’en dépit de son réalisme (nous avons toujours su que l’on regardait une rue de nuit pluvieuse), l’ensemble de cette pièce ressemble plus à un dessin abstrait exubérant ou encore une peinture impressionniste. Nous sommes conscients de la profondeur de l’image – et nous pouvons suivre la perspective de la rue –, mais nous sommes également conscients du plan de l’image elle-même. Des points et des touches de couleurs dansent devant nous; des réflexions ondulent et scintillent; tout semble sur le point de se dissoudre en un brillant tourbillon de couleurs et de lumière. Combien c’est merveilleux d’être un artiste qui peut à la fois percevoir ces choses et nous les faire partager!

UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT: DIANE WRIGHT

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par France Bauduin, membre de PAS

J’adore les paysages de Diane Wright et celui-ci est certainement l’un de mes préférés. Lorsque je le regarde, je peux vraiment sentir la fraîcheur reposante de l’orée du bois menant à un pré ensoleillé et accueillant.

Agnew Meadows - Les prés d'Agnew

Agnew Meadows – Les prés d’Agnew

Le fait que je puisse vraiment percevoir la fraîcheur de ces ombres est seulement l’un des aspects intrigants de ce dessin. La luminosité et l’obscurité ont bien sûr leur valeur, mais la température est plutôt une prérogative des couleurs : on parle de verts et bleus frais et de chauds tons de rouge et jaune. Ici par contre, les parties ombragées m’apportent la fraîcheur alors que les prés ensoleillés me semblent chaleureux et invitants. Les parties ombragées et les arbres du premier plan sont riches et sombres. Wright les utilise pour encadrer les pâles valeurs plus distantes tout en tachetant le premier plan avec des tons moyens et plus sombres, nous entraînant à travers et au-delà des arbres.

La sévérité de ses formes et lignes est une autre raison pour laquelle je trouve cette œuvre si intéressante. De par sa composition, il s’agit d’une pièce extrêmement verticale : les deux groupes d’arbres de chaque côté de l’œuvre sont fortement verticaux, de même que les arbres que l’on voit au loin. Le défi avec de telles limitations est de créer suffisamment de variations pour éviter l’ennui et la monotonie. Chaque arbre est légèrement différent. On peut voir des changements dans la position des arbres, leur épaisseur et le placement de leurs branches. (J’adore les petits arbres du fond avec sa touche spéciale « offrant toujours quelque chose d’inattendu »). Ce concept vertical a quand même de fortes composantes horizontales pour l’équilibrer : le pré, la ligne distante des arbres, les branches ainsi que le tronc mort au premier plan.

Wright a une technique bien distincte, l’une que je trouve particulièrement efficace pour un tel sujet. On trouve souvent dans cette œuvre réalisée au graphite très réaliste une délicate progression où les traits de crayons se fondent complètement ensemble. Mais j’ai rarement vu une technique plutôt grossière comme celle-ci sur des œuvres si finies. Wright utilise un technique de « gribouillis » — on peut bien voir les hachures vigoureuses qu’elle utilise rendant à merveille la texture des arbres et leur écorce, que ceux-ci soient au premier plan ou au loin. Cette technique nous rappelle également qu’il s’agit bien d’un dessin.

Une telle approche comprend des risques. Nous voulons tous que nos dessins paraissent frais et spontanés, mais si hachurer soit une technique excellente pour les esquisses, le dessin final peut sembler inachevé. Ce n’est jamais facile, mais si vous réussissez à tirer votre épingle du chapeau comme Wright l’a fait ici, on obtient cette sorte de sincérité unique très attrayante. L’artiste nous offre en effet le meilleur des deux mondes avec ce paysage invitant dessiné avec expertise!

LA DEUXIÈME EXPOSITION-CONCOURS EN LIGNE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ: IPAS 2015!

voici une annonce spéciale de la Pencil Art Society –L’art du dessin:
traduit par Doug Walker, directeur général

La Pencil Art Society-L’art du dessin, est heureuse de vous présenter la deuxième exposition-concours en ligne des membres de la société: IPAS 2015!

Une exposition qui démontre tout le potentiel des membres de PAS

C’est avec plaisir que nous annonçons que notre deuxième exposition-concours en ligne des membres de la société, IPAS 2015, est maintenant ouverte au public ! Mais tout d’abord, voici les gagnants. Félicitations à tous !

Jesse Lane — Best in Show
Gayla Salvati — La première place
Karen Hull — La deuxième place
Tanja Gant — La troisième place
Cristina Iotti — Legion Paper récompenses pour excellence en dessin
Susan Leite — Une reconnaissance spéciale pour l’utilisation de crayon avec des supports mixtes
Katherine Thomas — Mention honorable

Encore une fois, la réaction de la part de nos membres fut incroyable car ces derniers nous ont envoyés des oeuvres magnifiques ! Nous sommes vraiment épatés par la créativité et le professionnalisme des oeuvres soumises. Madame Ann James Massey, juge de l’exposition, a eu beaucoup de mal à choisir les oeuvres finales qui font parties de l’exposition. Nous désirons remercier notre juge pour cette exposition car elle a fait un travail vraiment magnifique et professionnel !

En tant que technique artistique, le crayon offre un éventail très large de possibilités mais malgré cela, celui-ci est trop peu apprécié dans le monde de l’art. La Pencil art society-L’art du dessin veut plutôt changer cette situation et aller de l’avant. Nous faisons de notre mieux et nous tentons de montrer au monde ce que les crayons et les artistes qui l’utilisent peuvent accomplir.
Pour decouvrir pourquoi une image vaut mille mots, nous vous invitons de regarder notre exposition en ligne. Des subtilités de noir et blanc à toutes les nuances de couleur ¡K Vous trouverez dans cette exposition, un grand nombre d’exemples frappants qui illustrent les différentes possibilités qu’offre le simple crayon.

Soixante oeuvres ont été sélectionnées!

Vous verrez le travail de 39 artistes de la société, pour un total de 60 oeuvres! Un nombre limité avait été déterminé dès le départ pour avoir le meilleur des oeuvres qui avait été soumis pour l’exposition IPAS.Les artistes proviennent de différents pays dont le Canada, les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie, le Royaume-Uni, les Pays-bas et le Malaysie ! Nous offrons des prix de plus de 2500$ CAD en argent et en matériaux artistique. Un gros merci à notre commanditaire, Legion Paper.

Maintenant, sans plus tarder, nous vous invitons à visiter notre galerie virtuelle pour voir la deuxième exposition-concours en ligne des membres de la société –IPAS 2015 !

Bonne visite !