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UN COUP D’OEIL EN PAS-SANT : DIANE FINE

par Erica Lindsay Walker, vice-présidente, les services éducationels
traduit par Doug Walker, directeur général

Le site Web de Diane Fine présente une série de dessins de scènes d’intérieur exécutés au fusain. Pour moi, les regarder, c’est un petit peu comme un voyage onirique. Tout paraît à la fois familier et inconnu. Le contraste entre le style classique du cottage anglais et le sentiment que les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent, est peut-être ce qui fait que ces dessins sont tellement troublants et puissants.

Wake Up Call

Wake Up Call

« Wake Up Call » est l’un de mes préférés de la série. Dans cette scène, nous regardons par une fenêtre un oiseau probablement bruyant. Des chants d’oiseaux, des rideaux doucement remués par la brise — qu’y a-t-il de plus accueillant? Sauf que nous ne nous sentons pas vraiment chez nous ici : la fenêtre est ouverte, mais nous nous sentons oppressés; les panneaux de lambris lourds nous font penser aux barreaux d’une prison. À l’extérieur, nous ne trouvons aucun paysage, pas même un arbre — partout, il n’y a que des toits et des murs de briques, avec une pointe de ciel.

Les valeurs aussi sont fortes, inquiétantes. Fine a beaucoup profité de la capacité du fusain de produire des nuances sombres profondes. Il y a beaucoup d’ombre avec des touches ici et là de lueurs de lumière. Il ya aussi des choses que nous sommes à peine capables de discerner. La zone la plus pâle est le ciel, peut-être couleur du papier vierge. Je trouve sa pâleur particulièrement dramatique ; cela me donne vraiment l’impression que l’espace. C’est la seule zone de l’œuvre qui fournit du répit visuel et émotionnel.

Bien que cette scène soit celle que l’on identifie le plus aisément — on sait de façon claire ce que l’on regarde — les détails sont peu abondants. Au lieu de cela, l’artiste a accordé une grande attention aux qualités formelles qui paraissent en contradiction avec le réalisme. La totalité de l’image semble composée moins d’objets réels que de carrés et rectangles, de lignes et de volumes, d’espaces positifs et négatifs. La perspective semble décentrée. La fenêtre s’incline vers un côté, c’est comme si nous pourrions être en train de tomber. Ici et là, certaines des lignes droites se courbent légèrement, ajoutant ainsi à l’effet onirique.

Nous avons l’impression que nous ne savons pas ce que pourrait être la fin de l’histoire que l’artiste nous raconte. La fin de cette dernière est l’une que nous devons écrire nous-mêmes.

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